Jeudi 3 juillet 2008. Madame Maltais réagit, par voie de communiqué, à l'annonce d'une entente de principe entre le Syndicats des employés du Journal de Québec et l'entreprise Québécor. Voici le texte du communiqué.
Le parti québécois se réjouit
de l’ENTENTE DE PRINCIPE au journal de Québec
Québec, le jeudi 3 juillet 2008 – La députée de Taschereau et porte-parole du Parti Québécois pour la Capitale-Nationale, Agnès Maltais, se réjouit de l’entente de principe convenue hier entre le Syndicat des employés du Journal de Québec et l’entreprise Quebecor.
« Nous sommes heureux que ce conflit de travail, qui aura duré plus de 14 mois, semble maintenant derrière nous. Il s’agit d’un moment heureux pour les 252 employés et leur famille d’abord et avant tout, mais également pour toute la population de Québec et aussi de l’Est du Québec », a déclaré Agnès Maltais.
La députée de Taschereau tient également à souligner le courage et la détermination des employés qui, durant tout le conflit, ont offert leur talent à la population de Québec par l’entremise du MédiaMatinQuébec. « Cette initiative, qui est tout à leur honneur, leur a permis de conserver la bonne humeur et de garder contact avec les citoyens. Il faut les en remercier », a poursuivi la porte-parole du Parti Québécois.
Elle salue également la décision de l’entreprise de rapatrier le service des petites annonces dans la Capitale-Nationale, déménagé il y a quelque temps à Kanata en Ontario. « Plusieurs emplois étaient en cause. Il s’agit d’une juste et sage décision. Nul doute que la population de Québec sera mieux servie ainsi », a conclu Agnès Maltais.
Le gouvernement a choisi de parler pour parler et vient de prouver que ses valeurs sont solubles et qu'il se liquéfie dès qu’il faut affirmer le fait français.
Le Parti libéral, avec à sa tête Jean Charest, a choisi de refuser d'accueillir des amendements que nous faisions au préambule de la charte québécoise pour y introduire ces trois valeurs fondamentales pour les Québécois et Québécoises: l'égalité de droit entre les hommes et les femmes, la primauté du français et la séparation de l'État et de la religion. Pourtant, nous avons repris le texte exact de la publicité du gouvernement.
L’occasion historique est passée et la ministre l’a ratée. La loi, qui va durer, restera muette sur la primauté de la langue française au Québec et sur la séparation entre l’Église et l’État.
Entre le Québec et le Canada, le premier ministre Jean Charest vient de choisir le Canada. Entre la culture québécoise et le multiculturalisme, le premier ministre Jean Charest vient de choisir le multiculturalisme canadien.
La Charte des droits et des libertés du Québec va perdurer, sans mention de la primauté du français et de la séparation entre l’Église et l’État , pendant que la publicité libérale est déjà dans les bacs de recyclage.
Je citerai un éditorial de Jean-Marc Salvet, du journal Le Soleil, qui disait ceci :: «En fait, la seule question qui se pose a trait à la conformité de ces valeurs avec l'article sur le multiculturalisme contenu dans la Constitution canadienne.» «Si c'est ce qui retient le gouvernement Charest, qu'il le dise.»
Parce qu'il pourrait y avoir une contradiction entre les deux documents.
Dans la Charte canadienne des droits et libertés, on y retrouve, dans la Charte canadienne, l'affirmation qu'il y a deux langues officielles, à l'article 16: «Le français et l'anglais sont les langues officielles du Canada; ils ont un statut et des droits et privilèges égaux quant à leur usage». (texte complet à la suite)
Mardi 22 avril 2008. 252 travailleurs du Journal de Québec en lock-out depuis un an.
Pour souligner ce triste anniversaire et signifier son appui aux employé-es en lock-out, madame Maltais s’est levée à l’Assemblée nationale et a questionné le ministre du Travail sur son impuissance à intervenir dans le conflit.
« Depuis un an, nous questionnons le ministre du Travail pour qu'il trouve une solution à ce conflit, mais à chaque fois le ministre abandonne les travailleurs, qui se retrouvent actuellement sans rapport de force. Il en va de l'avenir de ces travailleurs, de ces travailleuses, de leurs familles mais aussi de l'avenir d'un des deux journaux écrits de la région de la Capitale-Nationale, donc du droit des citoyens à une qualité et une diversité de l'information.
Tout à l'heure et à notre suggestion, une motion conjointe de l'Assemblée nationale invitera les deux parties à retourner négocier et à résoudre ce conflit. J'en appelle au premier ministre. Puisqu'il déplore comme nous la durée de ce conflit, et qu'on vient encore d'avoir, en point de presse, un autre aveu d'impuissance du ministre du Travail, est-ce que le premier ministre peut s'engager à contacter les dirigeants de Quebecor et du syndicat afin de provoquer une solution négociée? Il doit être la plus haute autorité morale au Québec. On trouve que ce conflit a assez duré. Est-ce qu'il pourrait enfin s'en mêler? »
Voici également le texte d’une motion présentée par le député du Parti Québécois de René-Lévesque monsieur Ghislain Dufour conjointement avec le ministre du Travail et le député de Vanier:
«Que l'Assemblée nationale déplore le conflit de travail qui perdure depuis un an au Journal de Québec , affectant particulièrement 252 travailleurs et leurs familles, et souhaite un rapprochement des parties pour un règlement rapide de ce conflit, invitant ainsi les deux parties à retourner s'asseoir à la table de négociation dans les meilleurs délais.»
Voici le mot qu'a prononcé Mme Maltais dans le cadre d'une motion intitulée comme suit: «Que l'Assemblée nationale déplore l'incendie majeur qui a lourdement endommagé le Manège militaire de Québec, joyau de la Capitale nationale, et demande au gouvernement fédéral de s'engager à reconstruire, le plus rapidement possible, le manège afin de redonner à Québec un édifice qui est essentiel à sa vie militaire et civile.
"M. le Président, voici la photo du Manège militaire que j'ai par hasard, qui est dans le livre, magnifique, du regretté Eugen Kedl. Si vous permettez, je répéterai ce que j'ai dit devant le général Barabé, dès samedi matin, et devant tout le régiment au complet, avec mes collègues, que nous avons vu dimanche matin. À titre de députée dans une ville dont le patrimoine mondial est au coeur de la circonscription, je dois veiller à ce que bien sûr le patrimoine subsiste, mais que ce patrimoine soit vivant. Il ne s'agit pas que de pierres, il s'agit, comme l'a très bien dit ma chef, de familles. Or, le régiment des Voltigeurs est une famille. Ce que je leur ai dit, à ces Voltigeurs, c'est ceci: Nous allons veiller à ce que la famille puisse rentrer à la maison. Voilà notre devoir. Merci, M. le Président."
LE BUDGET JÉRÔME-FORGET : LE BUDGET DU GRAND PELLETAGE!
Québec, le jeudi 13 mars 2008 – « Les Québécois ont pelleté beaucoup cette année, mais personne n’aura pelleté autant que la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget! Le pelletage libéral se traduit par un pelletage de la dette à Hydro-Québec et aux réseaux. Ce budget contient un record de mesures annoncées sur cinq, voire même 10 ans, mais qui n’auront aucun effet concret pour l’année qui vient. Pire, ce budget consacre le retour à un déficit technique de 1,3 G$, selon les principes comptables généralement reconnus ». C’est ce qu’a déclaré le député de Rousseau et porte-parole du Parti Québécois en matière de développement économique et de finances, François Legault.
Déplacer la dette ne l’élimine pas
M. Legault observe que le gouvernement a choisi de déplacer une partie de la dette totale, qui se chiffre à 4 G$, vers Hydro-Québec, une façon déguisée de dire que la dette diminue. « Cela confirme une chose : le gouvernement Charest prend Hydro-Québec pour un tiroir-caisse. En agissant de la sorte, le gouvernement peut bien se targuer de dire qu’il ne hausse pas les taxes et les impôts, mais il confirme aussi qu’il viendra piger dans l’autre poche des Québécois en haussant les tarifs, sans plan d’ensemble », a déclaré le député de Rousseau, qui s’inquiète aussi du fait que le comité sur les tarifs n’ait pas complété ses travaux et dont les résultats étaient pourtant attendus depuis janvier dernier.
Une fiscalité aux entreprises déficiente
Le Parti Québécois, bien qu’il salue le geste pour l’abolition immédiate de la taxe sur le capital pour les entreprises manufacturières, souligne que l’ensemble de la fiscalité des entreprises aurait dû être révisée. « Pour les entreprises du Québec, alors qu’elles font face à un problème de 6 G$, l’aide additionnelle du gouvernement Charest dans le présent budget se chiffre à 104 M$ seulement », note François Legault. Il remarque aussi qu’il n’y a rien de spécifique pour le secteur forestier et les travailleurs qui, selon tous les observateurs, connaîtront une année très difficile. Selon ce qui est annoncé, de toute évidence, ils devront abandonner la forêt et se recycler.
En ce qui concerne l’aide consentie aux régions-ressources, le Parti Québécois remarque qu’après la période de transition prévue, les régions de la Mauricie, du Bas-Saint-Laurent, du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de l’Abitibi-Témiscamingue seront perdantes.
Des dépenses de programmes douteuses
Par ailleurs, le député de Richelieu et porte-parole en matière de conseil du trésor, Sylvain Simard, s’étonne que la suite apportée au rapport Pronovost sur l’agriculture se traduit par une baisse de 15 M$ des dépenses de programmes au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation. « C’est assez ironique. Pour payer le coût de cette consultation pendant près de deux ans, le gouvernement Charest va sabrer dans le budget du MAPAQ! », a fait savoir M. Simard. La baisse du budget du ministère des Ressources naturelles inquiète particulièrement le Parti Québécois, alors que le Québec traverse sa pire crise forestière.
Les coûts de système non comblés en santé
Au chapitre des dépenses consenties à la santé et aux services sociaux, Sylvain Simard doute que le gouvernement pourra combler les coûts de système, y incluant le financement nécessaire pour respecter les ententes récentes avec les médecins, tout en ajoutant des fonds pour les services, particulièrement les 80 M$ à l’égard des soins à domicile.
Concernant les sommes consacrées à l’éducation, le député de Richelieu note que le gouvernement prétend investir 1,2 G$ pour le postsecondaire alors que la réalité, c’est 40 M$ qui s’ajoutent aux 187 M$ provenant des transferts fédéraux. « La ministre Jérôme-Forget a admis avoir demandé 800 M$ au fédéral, elle n’a obtenu que le quart. Les besoins sont pourtant toujours criants », a soutenu M. Simard, dénonçant l’incapacité du gouvernement Charest à obtenir le niveau de transfert réclamé au fédéral pour l’éducation postsecondaire.
De son côté, François Legault calcule aussi que les mesures additionnelles pour le soutien aux familles se chiffrent à 39 M$ de plus cette année, 11 M$ pour développer de nouvelles places à 7$, 8 M$ pour divers crédits d’impôt et 20 M$ pour sa contribution à la Fondation Chagnon. « Compte tenu des besoins et du baby-boom observé et dont le gouvernement Charest se targue, il me semble assez évident que c’est insuffisant », a indiqué M. Legault.
Promotion de la langue française : l’ambition libérale bien mince
Par ailleurs, alors que le gouvernement libéral dit vouloir renforcer et promouvoir la langue française, Sylvain Simard note que l’Office québécois de la langue française ne pourra pas assumer correctement le mandat qu’il a, alors qu’il croule sous la pression et manque d’inspecteurs. « L’OQLF pourra bénéficier d’une hausse d’à peine 20 000 $! C’est probablement suffisant pour financer l’ambition libérale de promouvoir la langue française », a ironisé M. Simard.
« Ça fait des années que nous demandons au gouvernement Charest de prévoir et de doter le Québec d’un plan économique intelligent et structuré. Or, les décisions antérieures du gouvernement Charest ont placé le Québec dans une situation tellement précaire qui fait en sorte qu’aujourd’hui, l’État du Québec est paralysé au pire moment », a conclu François Legault.