Première partie
La Vice-Présidente: Alors, comme prochain intervenant, je reconnaîtrai la députée de Taschereau et présidente du caucus du Parti québécois. À vous.
Mme Maltais: Merci, Mme la Présidente. À titre de présidente du caucus de l'opposition officielle, je tenais aujourd'hui à intervenir en réplique au discours inaugural qui a été prononcé, il y a quelques jours, par le premier ministre ,car je considère que ce discours inaugural est une réécriture de l'histoire.
Ce discours inaugural est une réécriture de l'intervention de ce gouvernement dans la capitale nationale. En fait, ce discours a inauguré ce qui a été une semaine noire pour la capitale nationale. Je dis «semaine noire» parce que ce discours a inauguré une nouvelle ère pour la capitale nationale : la perte de son statut. C'est la perte d’un statut considéré, amassé, reconnu au fil du temps, une capitale qui est passée de ce vocable de «vieille capitale» à «capitale nationale». Cette capitale, la ville de Québec, est la capitale d'une nation, cette Assemblée est nationale, notre bibliothèque est nationale parce que nous formons une nation, et cette nation a décidé de se doter d'une capitale nationale. Qu'est-ce que ça veut dire? Bien, ça veut dire que certaines fonctions y sont rattachées, et tout cela est décrit dans un document qui s'appelle Politique relative à la capitale nationale.